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LA BALANÇOIRE

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MA PIPE

J'aime à sentir sur ma dent
Cet instrument que je chéris,
Objet ami et confident
Que j'ai, toujours, lorsque j'écris.

Dans ses volutes sont les pensées
Sortant de l'imagination;
Comme le goût de ses fumées
Mes vers sont pleins de confusion.

Son fourneau réchauffe mes mains
Dont la chaleur participe
A l'abandon de mes quatrains
Pour, seulement, tenir ma pipe.
Extrait de "Du fond du coeur - volume 1"
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CHANT IX


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L'ARC-EN-CIEL

Bleu,
Rouge,
Vert,
Jaune,
Violet.
Cinq couleurs
Cent reflets,
Savez-vous ce que c'est ?
C'est le pont merveilleux
Qui enjambe la terre,
C'est de ce pont que Dieu
Contemple la misère,
Et ce pont, dans le ciel,
On le nomme : Arc-en-ciel.
Extrait de "Du fond du coeur - volume 1"
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VACANCES

PUNITION

Je sais au fond de toi
Une pensée secrète.
Il se pourrait, ma foi,
Que mon âme reflète
Une image semblable
A celle de ton cœur
Et... il serait probable
Qu'elle parle de bonheur.
Je voudrais, tant et tant,
Pourvoir être en ce jour
Envers toi moins distant,
Te dire: "mon amour !..."
Là !... Non !... Ne dis plus rien !...
Pardon, je t'ai choquée !...
Je ne suis qu'un vaurien,
Te voilà tourmentée !...
Non, je ne voulais pas
Faire de peine à ton âme
Et m'attends, de ce pas,
A recevoir un blâme.
Tu ne dis rien ? Ah bon !...
Je dois fermer les yeux !...
J'obéis à ce ton
Qui se veut furieux.
Que fais-tu cher trésor ?
Tu me donnes un baiser !...
Punis-moi vite encor
Ou je vais te fâcher.
Extrait de "Du fond du coeur - volume 1"
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REPROCHE

VIENS

Viens dans mes bras ce soir,
Viens dans mes bras;
Que je te serre, ce soir,
Tout contre moi.
Au diable ton ménage !...
C'est pour demain,
Laisse ton lessivage,
Donne ta main.
Viens là !... Plus près de moi,
Près de mon cœur !...
Et pense qu'il ne serait sans toi
Pas de bonheur.
Pose ta tête, doucement,
Sur mon épaule.
Là !... Tu es bien maintenant ?
Que tout est drôle !...
Rappelle-toi de cet instant
Qui nous a unis
Puis du voyage aussi charmant
Qui s'ensuivit.
Nous avons eu un grand bonheur
Bien des années
Et nous aurons encore des heures
Pleines de gaieté.
Que me dis-tu ?
Le dîner brûle sur le feu !...
Qu'importe,
L'amour est mieux !...
Echappe-toi, ma mie,
Echappe-toi,
Mais reviens vite, chérie,
Entre mes bras.

Extrait de "Du fond du coeur - volume 1"
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LE PAPILLON

LES TROIS COULEURS

Il est de trois couleurs
Dont l'une est azurée,
C'est le chant des vainqueurs
Dans la plaine glacée.

La seconde couleur
Chante la liberté
Et devant sa blancheur
On ressent la fierté.

La dernière couleur
Elle est ensanglantée,
C'est le droit à l'honneur
De nos héros, tombés.

L'ensemble du drapeau
Qui flotte avec vaillance
Est le chant le plus beau,
C'est celui de la France.

Extrait de "Du fond du coeur - volume 2"
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LES NENUPHARS

QUELLE HORREUR !...

Le mouton est mort...

Il va redevenir poussières...

Le balai l'a tué...

En le frappant trop fort.
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CAUCHEMAR

LE DERNIER VERRE

C'était un prisonnier,
Un condamné à mort,
Il était condamné
A un bien triste sort
Pour avoir trucidé
Son ivrogne de femme
Lui ayant refusé
En le traitant d'infâme
Un verre, le dernier,
Tout en lui prétextant
Qu'il n'avait qu'à siffler
Un verre de dissolvant.

C'était un prisonnier,
Un condamné à mort,
On vint lui apporter
Un peu de réconfort
Car l'heure était venue
D'accomplir la sentence,
L'avocat tout ému
Avoua que par chance
Il était assuré
Après l'absolution,
Qu'il lui serait donnée
Une compensation.

C'était un prisonnier,
Un condamné à mort,
Et l'on vint le chercher
Le matin de sa mort.
Or, avant de mourir,
On exauça son vœu
Celui de lui servir
Un verre de vin mousseux.
Mais gonflé par les bulles
Soudain il s'envola,
Le bourreau ridicule
Resté seul en pleura.

Extrait de "Détente" et publié également dans le livre "Les derniers jours d'un condamné" de Victor Hugo, aux Editions Nathan
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LE P'TIT CLODO

LA CARAVANE


L'AUTOMNE

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INVITATION

Dès ce soir, je t'invite.
Tu viendras avec moi
Et, d'un accord tacite,
Nous irons, toi et moi,
Dans le petit salon
De rose tapissé,
Ce lieu de la maison
Qui demeure enchanté.
Là, je t'emporterai
Aux accords d'une valse
Puis, je t'enivrerai
Jusqu'à ce que, fugace,
Ton esprit m'appartienne
Et que ton corps se livre,
Sans que rien ne retienne
Notre envie de revivre
Les instants merveilleux
Connus au premier jour
Où nous étions heureux
Toi et moi, mon amour.
extrait de "Du fond du coeur - T1"
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DEPART

LA FABLE

Une poule élevée
Chez un homme de lettres
Se mit à étudier,
Pouvant se le permettre,
Les œuvres des auteurs
Classiques et récents,
Y puisant des bonheurs
Qui semblaient évidents.
Elle passait ses jours
Dans la bibliothèque
A lire tour à tour
Et Platon, et Sénèque,
Et Voltaire, et Verlaine
Sans oublier Rousseau
Monsieur de La Fontaine
Et puis ce cher Boileau.
Elle étudia ainsi
De l'automne au printemps
Sans le moindre souci
A lire tout le temps
Et lorsque vint l'été,
La saison des vacances,
Elle fut invitée
Pour cette circonstance
A partager le sort
D'un maître généreux
Qui quitta le Tréport
Pour chercher d'autres cieux;
C'est ainsi qu'elle partit
Avec tous ses bagages
Visiter l'Australie
Au cours d'un long voyage.
C'est sur ce continent
Qu'elle découvrit un jour
Un œuf surprenant
Dont elle dut faire le tour
Elle resta pensive
Avant de s'écrier
De manière incisive :
" Eurêka, j'ai trouvé!...
J'ai démêlé l'embrouille
A propos de cet œuf
Il est à la grenouille
Qui devint comme un bœuf. "
L'autruche, dans son coin
Qui restait camouflée
Se dit : " Ça s'est malin
J'ai failli m'étouffer ".
La morale de l'histoire
C'est qu'avoir étudier
Ne veut pas dire savoir
Que l'on sache penser

Extrait de "Voyage à travers la poésie - volume 1"
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TOI ET TES PLANTES

LE CHEVEU BLANC

C'est un temps bien maussade
Que celui d'aujourd'hui.
Comme pour la parade,
Les nuages de pluie
Défilent silencieux
En survolant la terre,
Et les vents, furieux,
Aveuglés de colère
Soufflent en mugissant
Leur étrange complainte.
Est-ce un pressentiment
Dont je ressens l'étreinte
Ou n'est-ce qu'un malaise
Qui sera passager ?
Mais non, ne m'en déplaise,
Cette réalité
Elle est bien évidente.
Je la vois à présent,
Comme une flamme ardente
Ce petit cheveu blanc
Que renvoie le miroir
M'apparaît tout-à-coup;
Ce n'est pas illusoire
Aussi, je m'y résous
Non sans que l'amertume
Ne me touche le cœur.
Vite, je m'accoutume
A ce nouveau malheur
Qui n'est rien qu'une image
Des ans que j'ai vécus,
Vers un nouveau passage
Dans un monde inconnu.

Extrait de "Du fond du coeur - volume 1" _____________________________
LA BALLERINE

MEPRISE

En arrivant dans ce pays
J'ai senti une étrange odeur,
Ce n'était pas du pissenlits
Pas plus qu'un doux parfum de fleur,
Ça rappelait la chair grillée
Se trouvant sur un barbecue,
Mon appétit s'est réveillé
Et la faim me vint tout-à-coup.
J'aurais mangé une entrecôte
Ou des merguez, ou des saucisses,
Ma faim se changea en tremblote
En découvrant dans les coulisses
Des corps mutilés par la guerre
Au sein de décombres fumantes,
Des visages embrassant la terre,
Des lambeaux de chairs sanglantes,
Devant cette affreuse vision
Je réalisais simplement
Qu'ainsi, en pleine confusion,
J'entrais dans le Moyen-Orient.
Extrait de "Vagabondage"
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L'OMBRE

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PROUT !...


Prout!... prout!... prout!...
Faut-il s'appeler "chien
Quand on est un berger ?

Prout!... prout!... prout!...
Des maquereaux ont bien
Des grues à surveiller.

Prout!... prout!... prout!...
Notre culture atteint
Au sublime degré

Prout!... prout!... prout!...
Qu'un simple étron devient
Comme un objet sacré

Prout!... prout!... prout!...
Les snobs, c'est certain,
Viennent pour l'admirer.

Prout!... prout!... prout!...
Hélas!... le sort, mesquin,
De l'art n'a pas pitié

Prout!... prout!... prout!...
En nettoyant le coin
Car c'était son métier

Prout!... prout!... prout!...
Un malheureux larbin
N'a pas su discerner

Prout!... prout!... prout!...
Que l'étron sacro-saint
Qu'il venait de jeter

Prout!... prout!... prout!...
Etait pour quelques-uns
Une œuvre sublimée.

Extrait de "heureusement que le ridicule ne tue pas"
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INDECENCE


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MALEFICE

harris.jack
03/08/03